6.000 amphores trouvées à Toulouse

Plus de 6.000 amphores ont été découvertes à Toulouse sur un site datant de l’époque gauloise, un sanctuaire unique en France, où se réunissaient de très nombreuses personnes pour des rites de libation, a indiqué mercredi le responsable des fouilles, Peter Jud. Depuis le début des recherches dans le cadre d’un programme d’archéologie préventive lancé il y a 9 mois par la société Archeodunum sur les 2 hectares qui abritaient ces dernières années la caserne militaire Niel, « des masses énormes d’amphores », représentant 21 tonnes, ont été découvertes, a-t-il dit.

Les fouilles, qui se poursuivent, montrent de véritables champs de tessons, des morceaux d’amphores qui pouvaient contenir 20 à 25 litres de vin et qui étaient importées d’Italie ou de Grèce. Près de 5.000 pièces de mobilier (céramiques, parures, objets en os, en métal ou en verre) ont également été trouvés sur place. La particularité de ce site, qui remonte de 200 à 80 avant notre ère, est qu’il n’y avait autour aucun habitat: il s’agissait seulement d’un point de rencontre, avec « de grands rassemblements de population marqués par la consommation festive de vin » et des sacrifices d’animaux.

Ce site « énigmatique » est unique en France, a affirmé Peter Jud: le seul autre lieu comparable est à Corent, près de Clermont-Ferrand, mais dans ce dernier cas, des restes d’habitations ont été retrouvés autour. A Toulouse, le site avait été précédemment utilisé de la fin de l’âge du Bronze au début de l’âge du Fer (entre 950 et 750 avant notre ère) comme espace funéraire. Vingt-huit sépultures à incinération, avec des os partiellement brûlés, ont été découvertes.

Une trentaine d’archéologues travaillent sur les lieux, où seront construits dans les prochaines années les locaux du rectorat de Toulouse, une maison de retraites et des logements.

Source Le Figaro

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