Blog - Statère - Monnaies Gauloises

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mardi, novembre 18 2008

Trésor gaulois découvert à Maestricht

C'est la première fois qu'un tel trésor de monnaies celtiques est découvert sur le sol néerlandais. Les premières pièces furent trouvées par l'amateur détectoriste Paul Curfs dans un champ de la commune d'Ambij, Cne de Maestricht. Dès que l'information fut donnée, des recherches importantes furent menées par N. Roymans, Pr à l'université d' Amsterdam et de trois détectoristes amateurs. Des pièces furent d'abord trouvées éparpillées dans le champ, puis le gros du trésor à 0,65m de profondeur. À l'origine, les pièces se trouvaient dans un sac de cuir et de tissu, et ont été enterrées dans un quartier à l'époque inhabité.


La trouvaille compte au total 109 pièces dont 39 Statères éburons et 70 en argent allié ' Regenbogenschüsselchen ' ( en all. ' coupelles en arc- en- ciel' )en provenance de peuples celto-germaniques riverains du Rhin.
Le dépôt est contemporain de la guerre des Gaules et de l'invasion césarienne au nord de la G. belgique , et témoigne des alliances conclues par les autochtones avec leurs voisins rhénans, pour lutter contre l'armée romaine : César soulignait que les Eburons, en -54/-53 avaient reçu le soutien des tribus ' germaniques ' du Rhin.
La Commune de Maestricht est devenue propriétaire de 80 des pièces trouvées; le reste du trésor a été prêté par les trois détectoristes - amateurs. L'ensemble pourra être admiré par le public les 16 et 17 Nov. de 10h à 15h, et le dimanche de 13 à 17 h au ' centre Ceramique ' de Maestricht.

source maastricht.nl
(traduction Exobnos)

mercredi, octobre 8 2008

MONT-BEUVRAY : Un trésor archéologique découvert à Bibracte

Entre Saône-et-Loire et Nièvre, au sommet du Mont-Beuvray, les archéologues ont mis au jour les plus anciens témoignages d'architecture romaine au nord des Alpes. Une découverte majeure.



«Nous avons mis au jour le plus ancien témoignage d’architecture romaine au nord des Alpes ! On peut le dater de 50 à 30 ans avant Jésus-Christ. Cela veut dire que les Éduens, qui peuplaient Bibracte, avaient décidé de construire «à la romaine» un espace public et de rencontres, sur le modèle d’un forum romain», annonce Vincent Guichard, directeur du centre archéologique européen de Bibracte.

Source Creusot Infos

mardi, septembre 23 2008

Le bronze antique va se mettre à table


Une équipe de Centrale tente de percer les secrets de la Table claudienne...



L'un des plus vieux mystères archéologiques de Lyon est peut-être en passe d¹être élucidé. Hier, une équipe de l'Ecole centrale de Lyon était au Musée gallo-romain de Fourvière pour étudier la Table claudienne. Sur ces 222 kilos de bronze de près de 2000 ans est inscrit un discours de l'empereur Claude.

Des lettres presque parfaites
Depuis un an, cinq étudiants et leurs enseignants planchent au sein du laboratoire de tribologie (science de l¹usure et des frottements) de Centrale. "Les lettres sont parfaitement régulières. On s'intéresse à celles qui ont d¹infimes défauts, explique Roberto Vargiolu, l'un des ingénieurs du labo. On réalise des moulages en silicone pour repérer des détails à l'échelle du micron et déceler d'éventuelles traces d'outils. Un fragment de la table a aussi été prélevé pour analyser la composition du bronze.

Différentes hypothèses sont envisagées dont la "gravure directe" et la "cire perdue". Une première table en cire aurait été créée puis enrobée d'argile pour fabriquer un moule. En chauffant, la cire disparaît et laisse une empreinte dans lequelle est coulé le bronze. D'ici un an l'équipe devrait pouvoir apporter les premiers éléments de réponse.

Source metrofrance

vendredi, septembre 12 2008

L'une des plus belles collections numismatiques gauloises au monde enfin sur le net


C'est une première en France : la collection numismatique gauloise d'un Musée de France est entièrement mise en ligne sur internet et accessible à tous, amateurs et spécialistes.


L’or gaulois du Musée Alfred-Danicourt mis à l’honneur pour les 25e Journées Européennes du Patrimoine

A l’occasion des 25e Journées Européennes du Patrimoine des 20 et 21 septembre, la collection numismatique gauloise du musée de Péronne (Somme) sera particulièrement à l’honneur, localement et nationalement.
En association avec la Direction des Musées de France, une exposition virtuelle sera présentée sur le site internet national des collections des Musées de France / Ministère de la Culture en parallèle avec la mise en ligne sur ce même site de la collection de monnaies gauloises du Musée Alfred-Danicourt. Cette exposition virtuelle sera le pendant d’une exposition traditionnelle celle-là, visible au Musée Alfred-Danicourt (hôtel de ville de Péronne), toutes deux baptisées Le Médailler gaulois d’Alfred Danicourt.

En effet, le public ignore souvent que le Musée Alfred-Danicourt, musée municipal de la ville de Péronne depuis 1877, possède l’une des plus belles collections de monnaies gauloises du monde. Plus de 400 monnaies d’or, d’argent et de bronze (appelées médailles au 19e siècle) font revivre le souvenir des dizaines de tribus gauloises qui battaient monnaie avant la conquête de la Gaule par les armées romaines. Certains exemplaires péronnais sont même uniques, tel un superbe statère en or représentant le chef arverne Vercingétorix.

L’exposition commune donnera les clefs de lecture essentielles pour comprendre le monnayage gaulois et s’initier à la numismatique ancienne. La numérisation et la mise en ligne sur internet de cette collection sont quant à elles l’aboutissement de plus de 200 heures de travail sur un an et d’une étroite collaboration entre le musée et le Service Joconde de la Direction des Musées de France. Ce projet entre dans le cadre des campagnes d’aide à la numérisation et à la valorisation des collections patrimoniales et culturelles soutenues par l’Etat (DRAC) et la Région Picardie. Son aboutissement augure un rayonnement international du médailler gaulois de Péronne qui sera aussi facilement consultable par un internaute picard que par un chercheur numismate à l’autre bout de la planète. Sur les quelques 1200 Musées de France, le Musée de Péronne est le premier à mettre en ligne une collection monétaire gauloise de réputation internationale et qui est très attendue des amateurs et des spécialistes.

A partir du 20 septembre, pour trouver la collection sur internet, le plus simple sera de taper « joconde » sur un moteur de recherche puis de se laisser guider vers les musées participants ou les expositions virtuelles. Vous pouvez aussi venir simplement en mairie de Péronne jusqu’au Musée Alfred-Danicourt pour la découvrir en vitrine dans son intégralité.

Pour en savoir plus: Musée Alfred-Danicourt

Source Medias Libres

mercredi, septembre 10 2008

Les stèles de la nécropole de Pont-l'Évêque à Autun

200 stèles funéraires, complètes ou fragmentaires, ont été découvertes à Autun en 2004 lors de la fouille d'une nécropole gallo-romaine. Leur quantité et la présence de nombre d'entre elles dans les fosses d'inhumation, disposées à plat sur les cercueils, confèrent à ce corpus une portée scientifique de premier ordre.


La nécropole
La nécropole s'étend au nord-est de la ville antique à environ 600 m de ses prestigieux remparts. La vocation funéraire du secteur était envisagée depuis le XIXe siècle grâce à la découverte de plusieurs stèles, mais il a fallu attendre un vaste projet immobilier engagé par la ville d'Autun pour que le véritable intérêt du site soit enfin révélé. Utilisée depuis la période augustéenne jusqu'au IIIe siècle de notre ère, la nécropole a livré environ 450 tombes dont des incinérations et une majorité d'inhumations.

Les stèles
79 stèles complètes, 1 autel et ont été dénombrés. Le nombre total de stèles est évalué à environ 200. Le répertoire iconographique se divise en deux types : les stèles à croissant surmontant un cartouche à queues d'aronde comprenant une épitaphe (20 cas) et les stèles figurées (64 cas) représentant des hommes, des femmes et parfois des couples et des enfants. En ce qui concerne la datation, les formulaires et l'iconographie incitent à placer tous ces textes dans la première moitié du IIe siècle de notre ère.

Comment ont disparu les stèles des Éduens ?
Les stèles sont toutes apparues en position secondaire : aucune ne fut retrouvée à sa place initiale au-dessus d'une tombe. La majorité d'entre elles a été rejetée dans des fossés et des fosses dépotoirs, mais un nombre non négligeable a été déposé à l'intérieur des fosses d'inhumations à plat au-dessus du cercueil, ce qui n'est pas sans poser des problèmes d'interprétation. Ce geste procède-t-il d'un acte rituel ou symbolique qui nous échappe ? Plusieurs hypothèses peuvent être avancées en guise d'explication, sans que l'une d'elle exclue forcément une autre.
 
L'acte rituel : le geste pourrait avoir une portée apotropaïque (qui détourne le danger, qui protège) ou relever d'une superstition (protection en faveur ou à l'encontre de l'âme du défunt).
La réouverture de la tombe : dans ce cas de figure, le dépôt résulterait d'une réutilisation de la tombe. Lors de la réouverture de la fosse, pour inhumer un membre de la même famille, les descendants du défunt auraient fait disparaître la stèle de l'aïeul en la déposant sur le cercueil de l'individu nouvellement enterré.
La stèle comme élément architectural de la tombe : elle constituerait un élément symbolique de couverture, tel le couvercle d'un sarcophage.
Le rejet fortuit : comme dans le cas des structures ayant servi de dépotoirs, nous serions en face d'un processus de rejet. Les stèles auraient été déposées dans les tombes pour des raisons pragmatiques, soit parce que les dépotoirs étaient déjà pleins, soit, par économie d'énergie et de temps, les fossoyeurs auraient trouvé plus aisé de les faire disparaître dans des sépultures implantées à proximité de celles tombées en désuétude.
 
Les questions sont multiples, les explications sujettes à caution et les interprétations toujours hasardeuses. Il faut maintenant attendre l'émergence d'exemples comparables pour tenter de saisir le véritable sens des faits archéologiques observés.

Source INRAP

W-S

mardi, septembre 2 2008

Les Monnaies Attribuables aux Rutènes… Et a la vallée de l’Hérault. Par Cédric Lopez. Edition VIIRIA. Montpellier, 2007.

Cedric Lopez a réalisé un méticuleux recueil d'informations sur le monnayage des Rutènes et de la vallée du Herault, en montrant une rigueur scientifique dans son analyse, peu commune dans une première oeuvre.


Pour une meilleure compréhension du sujet C.Lopez a divisé le corpus de sa recherche en cinq chapitres. Le premier est consacré à une présentation des Rutènes et au monnayage de la vallée de l’ Herault en général. Dans cette section, l’auteur introduit aux lecteurs la typologie monétaire de la région étudiée. Bien que les Rutènes soient arrivés et aient conquis le secteur à partir du VIIIe siècle av. J-C.,  c’est récemment dans le second siècle avant notre ère que commencera leur activité minière et leur capacité à frapper monnaie. Le nom des Rutènes apparaît pour la première fois dans le livre « la Guerre des Gaules » de Jules  César, en faisant  référence à la résistance courageuse engagée par ce peuple, uni à ses voisins, pour arrêter l'invasion romaine de la Gaules entre  58 et 50 av. J-C. Après la guerre, la région se transforme en «  Pagus Ruteni » et elle est  rapidement influencées par la culture de leurs conquérants.

Les chapitres 2, 3 et 4 :  l'auteur les consacre à décrire les variantes des Pentoboles (ou “drachmes”), les Bronzes et finalement les Óboles. De manière très adéquate on présente les pièces, toutes  accompagnées de photos et dessins, et dont les noms de types sont en accord avec l’iconographie  : « main ouverte » ; « sanglier au corps de fourmi » ; « Sanglier au corps gras » ; « torques » : « feuilles aquatiques » : « cercles » ; « Cavalier à droite - ou à gauche » et d'autres encore,
notemment ce qu'il propose comme être  des noms de chefs tribals : « Tatinos », « Attalus » et « Biracos ». Rien ne s'est échappé de l'oeil expérimenté de ce jeune collectionneur et étudiant. Un apport très précieux de C. Lopez, que le temps permettra de confirmer, de modifier et d'étendre, est la base de données qui sera forte utile pour de futures recherches.On y trouve aussi un grand travail au niveau des cartes de répartition.

La dernière section est consacrée aux photographies des pièces connues, afin de pouvoir les comparer et, comme indique l'auteur, d'éviter que l'on répète la mention de quelques exemplaires déjà connus dans un futur Corpus. L'auteur fait, depuis l'introduction, appel aux collectionneurs et étudiants pour qu'ils apportent de nouvelles données qui permetraient d’avoir une vision plus complète de ce sujet, pour le bénéfice de tous.

Je me permets de recommander à C. Lopez que dans une prochaine édition de l'oeuvre, il sera nécessaire après les apports qu'il recevra de la communauté numismatique, d’ étendre les données dans les références bibliographiques qui’il utilise, afin de fournir aux  intéressés l'accès aux sources mentionnées. Je considère que la valeur principale du travail de Cedric Lopez est son apport à la numismatique régionale et à une meilleure compréhension de la monnaie gauloise méridionale. Mais c’est aussi une démarche intéressante qui pourrait stimuler les études numismatiques locales pré romaines, en montrant que non seulement des spécialistes professionnels sont en capacité de le faire, mais aussi que les amateurs, s'ils sont rigoureux, sont en mesure de contribuer à l'éclaircissement de leurs sujets d'intérêt.

EDUARDO DARGENT.
Historien. Pérou.
Traduit de l’Espagnol.

Contact C.LOPEZ : projet_rutenes@yahoo.fr

jeudi, août 21 2008

Trésors des sépultures celtes et gauloises


Les musées de Metz
- la Cour d’Or organisent jusqu'au 13 octobre 2008 une exposition intitulée Trésors des sépultures celtes et gauloises des environs de Metz.



Cette présentation permettra de dresser un panorama des pratiques funéraires celtes et gauloises, à la lumière de découvertes récentes, notamment les nécropoles de Metz "Hauts-de-Sainte-Croix", Woippy "Bellevue" et Mondelange "Schemerten".
Des collections du musée issues de fouilles du XIXe siècle, réexaminées en fonction des connaissances actuelles, étayeront également le propos.
Une grande partie des objets, parmi lesquels figurent des éléments de parure prestigieux et des céramiques caractéristiques de l’art celtique, n’a encore jamais été montrée au public.
L’exposition présente les objets déposés dans une quarantaine de tombes, sélectionnées pour leur représentativité. Certaines font l’objet de reconstitutions.

Musées de Metz - la Cour d’Or 2 rue du Haut Poirier 57000 Metz
Tel : 03 87 68 25 00
http://musees.ca2m.fr/
Tarifs d'entrée :
- Plein tarif : 4.6 €
- Tarif réduit : 3.3 €
- Jusqu'à 25 ans : 2.3 €
- Jusqu'à 18 ans : Gratuit
- Demandeurs d'emploi : Gratuit
- Handicapés(adultes) : 1.5 €



Fibule, bronze or et corail

Sépulture 179, nécropole de Mondelange « Schemerten »
(IVe siècle avant notre ère) - © Musées de Metz

vendredi, août 1 2008

Vu sur le web - Deux potins non séparés!


Encore une superbe trouvaille denichée sur un forum. Deux potins encore liés par leur coulure!

Je vous rappelle que les potins étaient fabriqués par chapelet dans des moules où était coulé le métal en fusion, ce qui leur donne souvent un aspect médiocre par comparaison avec les monnaies frappées dont le relief est beaucoup plus net. Les monnaies coulées étaient séparées les unes des autres par une cisaile, ce qui explique la présence fréquente de bavures de part et d'autres des potins, qui, souvent, ne sont pas rarement parfaitement circulaires.
Cette rareté semble être un résidu d'un moulage.

Je vous laisse apprécier les photos.

 

W-S

mercredi, juillet 2 2008

Un village gaulois au nord de l'Aquitaine




Au carrefour des territoires des Bituriges Vivisques, des Petrucores et des Nitiobroges, un village d''artisans et de commerçants gaulois prospère.

Le site

Le site de Lacoste a été découvert en 1954 dans la petite commune de Mouliets-et-Villemartin en Gironde. Lors de prospections de surface, une multitude d''objets celtiques et antiques, datés entre le IVe siècle avant notre ère et le IIe siècle de notre ère, avaient été recueillis. Plusieurs campagnes de fouilles ont permis d''y localiser une zone d''habitat et un quartier artisanal de potiers du second âge du Fer (-450 à -50).

Entre août 2007 et avril 2008, la construction d''un gazoduc a été l''occasion pour une équipe de l''Inrap de fouiller une bande de 800 m de long sur 10 m de large, et d''approfondir les connaissances du site et de son organisation.

Un village bien organisé
Le site s''étend sur une trentaine d''hectares dans la basse vallée de la Dordogne. Non fortifié, il se trouve près d''un carrefour de voies, à la croisée de plusieurs peuples du nord de l''Aquitaine : les Petrucores, les Nitiobroges et les Bituriges Vivisques.

Autour d''un village de 4 à 5 hectares, des quartiers voués à la production d''objets manufacturés sont implantés : ateliers de potiers, de forgerons et de bronziers. Un réseau de petits fossés, constituant un parcellaire très régulier, orienté nord-sud et est-ouest, délimite des espaces destinés, semble-t-il, aux activités agropastorales.

L'habitat et les quartiers artisanaux
Les sols des maisons, en graviers, étaient recouverts de planchers aujourd''hui disparus. Les parois, de terre et de bois, reposaient sur des poutres sablières. A l''extérieur, on trouve de nombreux dépotoirs (tessons de céramiques, faune, etc.) et des foyers formés de plaques d''argile reposant sur des céramiques écrasées.

La principale activité artisanale reconnue à Lacoste est le travail du fer. Outre les multiples scories, la fouille a permis de recueillir de nombreux objets en cours de fabrication ainsi qu''un lingot de fer. Des ateliers de bronziers ont été identifiés grâce à la présence de fragments de creusets, de coulées et de gouttelettes de métal. Des ateliers de verriers sont également pressentis.

Le mobilier archéologique
Le mobilier archéologique recueilli lors de cette fouille est très abondant. Ce sont plusieurs tonnes de céramiques qui ont été découvertes dans la zone d''habitat et plusieurs centaines d''objets en fer dans les quartiers des forgerons. De nombreux vestiges de la vie quotidienne ont été exhumés, notamment des objets de parures celtiques en métal, en verre, en ambre ou en lignite.

Lacoste ville-marché
Cette fouille fournit une somme d''informations capitales concernant une catégorie de sites encore mal connue aujourd''hui. Lacoste était situé au carrefour des territoires des Bituriges Vivisques (en Gironde, autour de Bordeaux), des Petrucores (en Dordogne, autour de Périgueux) et des Nitiobroges (dans le Lot-et-Garonne, autour d''Agen).La prospérité de cette petite bourgade repose essentiellement sur une société qui a su très tôt - dès le IIIe siècle avant notre ère - développer une économie basée sur la production de masse, le commerce et les échanges, parfois à longue distance.

Source INRAP

W-S

lundi, mai 19 2008

Découverte d'un buste de Jules César à Arles




Le buste de Jules César découvert par l''archéologue plongeur Luc Long, en Arles, croupissait dans les eaux du Rhône depuis plus de 2050 ans. Ce buste en marbre daterait de 46 avant Jésus-Christ. Cette statue du fondateur de la cité d''Arles "constitue la plus ancienne représentation aujourd''hui connue de César", notait, mardi 14 mai, Christine Albanel, qui, après plusieurs mois de silence, révélait la découverte majeure du département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM).

Pourquoi tant de mystère ? "D'abord, il nous fallait sécuriser le site d''exploration afin d''éviter les pillages, explique Michel L'hour, le directeur du département. Ensuite, nous avons consulté les plus éminents spécialistes des statuaires antiques afin d''être certains qu''il s''agissait bien d''un portrait de Jules César. À l''unanimité, les chercheurs ont confirmé l''authenticité du portrait." D'autres détails ont pu être livrés, comme la datation, grâce à l''étude de la stylistique : "Ce buste grandeur nature est typique de la série des portraits réalistes d''époque républicaine, explique le conservateur du patrimoine. Les traits du visage sont durcis par l''âge, le front de César est gagné par un début de calvitie. Tout montre qu''il s'agit d''un portrait de l''empereur réalisé de son vivant."

Une pêche miraculeuse

Toujours selon Michel L''hour, la cité d''Arles, du fait de sa proximité avec son fondateur, devait receler de nombreuses statues de l''empereur romain. L'assassinat de Jules César le 15 mars, en 44 avant J.-C., a ,sans doute, "convaincu les habitants d''Arles qu''il fallait se débarrasser de ces statues devenues encombrantes. C''est ce qui expliquerait que celle-ci ait fini dans le Rhône," suppose l''archéologue.

Le repêchage a eu lieu entre septembre et octobre 2007. Une pêche miraculeuse, à bord du bateau Nocibé II , qui a permis de faire remonter du fond des âges et du Rhône... plus d''une centaine de pièces ! Le filon antique est, semble-t-il, loin d''être épuisé, si bien qu''un nouveau programme d'expertise sous-marine est prévu cet été sur le même site.

Neptune sauvé des eaux

Parmi les autres découvertes majeures, une statue de Neptune en marbre de près de 1,80 m de hauteur serait datée de la première décennie du IIIe siècle après Jésus-Christ. Les plongeurs du DRASSM ont également retrouvé une statue en bronze du satyre phrygien Marsyas. Cette statue haute d'environ 70 cm, dont les mains sont liées derrière le dos, est sans doute d''origine grecque hellénistique. Enfin, une statue en bronze de Victoire d''environ 70 cm de hauteur, se présentant en demi-relief, était probablement vouée à décorer un parement de marbre.

"Certains de ces objets seront mis en dépôt et présentés au musée départemental de l'Arles antique", indique le ministère de la Culture. Basé à Marseille, le DRASSM emploie une trentaine de personnes, dont 14 techniciens et archéologues plongeurs. Du fait de son immense surface maritime (la deuxième au monde), la France fut la pionnière en matière de plongée archéologique. Le DRASSM couvre actuellement 550.000 kilmètres carrés de fonds marins. Il est question d''élargir la zone couverte à 11 millions de kilomètres carrés.




Le Point

samedi, février 2 2008

Une ferme gauloise de l'âge de fer à Vitré




Trois siècles avant Jésus-Christ, une famille gauloise exploitait une ferme à deux pas de l'actuelle ville de Vitré. Un trésor pour les archéologues !« Exceptionnel ». À Vitré, les archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) jubilent. Les pelles et les pioches révèlent les fossés et les fondations du plus bel ensemble agricole de l'âge du fer de Bretagne. Un régal pour ces professionnels de la truelle qui remontent le temps avec beaucoup de passion et de courage. Car sur ce terrain balayé par les vents de l'hiver, il ne fait pas chaud.

« Nous sommes en présence d'une ferme gauloise dont les bâtiments les plus anciens peuvent être datés du IIIe siècle avant Jésus-Christ, commente Yves Ménez, directeur scientifique et technique à l'Inrap. C'est la première fois qu'on travaille sur un site aussi complet et d'une telle superficie. » Cette première enrichit la connaissance scientifique de l'occupation de la région par les Gaulois.

« Les Gaulois n'écrivaient pas leur histoire, insiste Yves Ménez. Il y a vingt ans, on ne savait rien de cette période en dehors des descriptions de Jules César dans la Guerre des Gaules : un récit forcément orienté puisque c'est le récit d'un occupant. »

L'enclos marque la propriété privée

A Vitré, la ferme est composée d'un enclos d'1,5 hectare entouré d'un enclos plus vaste à bétail, entouré d'une enceinte externe. « Cet ensemble n'a rien de défensif, affirme Anne-Louise Hamon, responsable de l'opération de fouilles à Vitré. Il s'agit d'une exploitation agricole d'une famille aisée. Quand on voit la taille de l'exploitation, il apparaît que des gens devaient travailler la terre pour cette famille gauloise. »

L'enclos ? « Il sert à marquer l'appropriation de la terre, précise Yves Ménez. On peut dire que c'est le premier signe de manifestation de la propriété privée. »

Au coeur des enclos, il existait un bâtiment de onze mètres sur huit, un grenier construit sur pilotis « pour isoler le bâtiment du sol et préserver la récolte des rongeurs. » L'ensemble était très bien organisé. L'entrée de l'exploitation a même été retrouvée, à l'est.

Mais le plus surprenant, c'est l'absence de témoignage d'occupation gallo-romaine. « Le site a vraisemblablement été abandonné avec l'occupation romaine qui a fait naître la ville de Rennes. » Les familles rurales se sont alors déplacées en ville.

Des barbares, les Gaulois ? « Certainement pas, lance Yves Ménez en montrant l'emplacement des fondations des bâtiments qui sortent de la terre argileuse. On voit ici le témoignage que leurs sociétés étaient hiérarchisées, leurs constructions soignées. On n'est pas en présence de barbares qui vivraient dans des huttes en pleine forêt. Ils vivaient dans des fermes aussi organisées qu'au Moyen âge et on découvre ici qu'il existait une véritable aristocratie rurale. » Bref, « ici, à Vitré, on écrit l'histoire que les Gaulois n'ont pas écrite. » La rédaction cessera fin mars avec l'arrêt des fouilles et la réalisation d'une zone d'activités.

Bertrand BONENFANT.
Ouest France

W-S

lundi, décembre 24 2007

Un énigmatique trésor gaulois exhumé dans les Côtes-d'Armor




C'est un trésor sonnant et trébuchant sur lequel a mis la main une équipe de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), lors des fouilles préalables à la transformation de la RN 164 en axe à quatre voies. Un ensemble de 545 monnaies - 58 statères et 487 quarts de statères -, enfouies dans l'enclos d'une ferme gauloise, à Laniscat (Côtes-d'Armor).

Présenté lundi 17 décembre à la préfecture de Saint-Brieuc, ce "magot" est le plus important dépôt monétaire mis au jour en Armorique. Il se compose de pièces légèrement concaves en alliage d'électrum (or et argent) et de cuivre, d'environ deux centimètres de diamètre pour les plus grandes, mangées par le vert-de-gris mais parfaitement conservées.

Comme toutes les monnaies gauloises, inspirées des statères grecs de Philippe II de Macédoine - qui enrôlait des mercenaires celtiques dans ses armées -, elles présentent sur une face un visage d'homme, sur l'autre un cheval. Mais ces figures sont rehaussées de motifs originaux : cheval androcéphale (à tête humaine), têtes coupées, sangliers, cordons perlés, ornements floraux...

La découverte, inopinée, remonte au printemps 2007 : "Nous menions une fouille systématique du site quand nous avons trouvé une première monnaie, à une trentaine de centimètres de profondeur, juste au-dessous de la couche de terre arable, relate Eddy Roy, responsable scientifique de l'équipe. En une seule journée, nous en avons exhumé une cinquantaine d'autres, puis, en ratissant l'enclos au détecteur de métaux, nous avons pu réunir tout le lot, éparpillé sur 200 m2 par les mises en culture récentes."



Le secret a été jalousement gardé, afin de tenir à l'écart les pilleurs. Au marché noir, certaines de ces pièces se négocieraient en effet plusieurs milliers d'euros. Pour les archéologues, elles n'ont pas de prix. Car l'ensemble est exceptionnel par son importance, mais aussi par sa localisation précise, dans une vaste - 7 500 m2 - mais non luxueuse exploitation agricole de l'âge du fer, délimitée par un enclos doublé d'un talus, et comprenant des habitations sur poteaux, un parc à animaux ainsi que des greniers surélevés. "De très nombreux habitats celtiques ont déjà été fouillés sans que l'on n'ait jamais trouvé la moindre monnaie", souligne Yves Menez, directeur scientifique et technique de l'Inrap.

La trouvaille soulève de multiples questions. Quelle signification, politique, religieuse ou symbolique attacher aux motifs ornant ces monnaies ? Ont-elles été dissimulées, puis oubliées, pour éviter que les légions romaines de Jules César ne s'en emparent, comme peut le laisser supposer la concomitance de leur émission - datée d'après leur alliage du milieu du premier siècle avant J.-C. - et de la conquête des Gaules ? Surtout, quel était leur usage ? "Elles représentaient, à l'époque, une fortune colossale. Pas plus que les billets de 500 euros, ces pièces ne servaient aux transactions courantes, commente Yves Menez. Elles étaient sans doute réservées à des acquisitions importantes, ou à une thésaurisation." Pourquoi enfin le site, occupé depuis le IIIe siècle avant notre ère, a-t-il été abandonné en pleine romanisation ?

L'or de Laniscat éclaire en tout cas d'un jour neuf la puissance de la cité des Osismes, peuple gaulois contrôlant le Finistère ainsi que l'ouest du Morbihan et des Côtes-d'Armor, que l'on croyait jusqu'alors, à tort, sous la dépendance des Vénètes (de Vannes). Il pousse aussi à reconsidérer la stratification des sociétés gauloises, que l'on pensait duales, avec une riche aristocratie vivant dans des agglomérations fortifiées (les oppida) et de simples fermiers. "La réalité devait être plus complexe, pense Yves Menez, avec des situations intermédiaires."

Pierre Le Hir
Article paru dans l'édition du 19.12.07.
Le Monde

W-S

mercredi, août 29 2007

Des archéologues révèlent une véritable métropole arverne


Une vingtaine d'étudiants en archéologie s'activent, avec la chaîne des puys pour horizon. "Nous sommes ici au sommet de l'Etat, chez l'un des plus hauts magistrats du peuple arverne, assure Matthieu Poux, professeur d'archéologie romaine et gallo-romaine à l'université de Lyon, en balayant du regard les 3 000 à 4 000 m2 de fouilles. A notre place, des Anglo-Saxons auraient déjà franchi le pas en lançant l'hypothèse de la découverte de la demeure de Vercingétorix ou de son père Celtill."

Lire la totalité de l'article ici

W-S

lundi, août 27 2007

Un chaland celtique dans le lit du Rhône


Le bateau de transport fluvial datant de l'époque gallo-romaine a été découvert à Arles sur un chantier d'aménagement des berges du Rhône.

Lire la totalité de l'article ici

W-S

mercredi, janvier 3 2007

Géographie gauloise selon Strabon


Je vous invite à découvrir un site internet très intéressant qui regroupe l'ensemble de l'oeuvre de Strabon sur la géographie de la Gaule et des autres régions celtiques.

http://www.mediterranees.net/geographie/strabon/sommaire.html

W-S

lundi, décembre 11 2006

Les mines d'or gauloises de Saint-Yrieix-la-Perche (Limousin)


Les Gaulois ne connaissaient rien à la chimie, mais ils savaient comment extraire le métal précieux des roches aurifères. Au sud-ouest de Limoges, ils seraient même parvenus à produire 69 tonnes d'or en... cinq siècles.

Lire la totalité de l'article ici d'après Béatrice Cauuet

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mercredi, novembre 22 2006

Un quartier antique gallo-romain insoupçonné découvert au coeur de Metz


Une équipe de l’Inrap dégage actuellement un quartier antique au cœur de la ville de Metz. Prescrit par l’État (DRAC de Lorraine), ce vaste chantier de 15 000 m2, est réalisé en amont de la construction d’un parking sous le parvis du futur Centre Pompidou-Metz. Cette opération mobilise une quinzaine d'archéologues jusqu’en février 2007, et totalisera 5 300 jours de travail en incluant les études postérieures.



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Découverte d'une nécropole des "maîtres du sel" à Marsal (Moselle)


Des tombes et des monuments funéraires des "maîtres du sel", qui exploitaient les sources salées de la vallée de la Seille aux époques celtique et gauloise (VIe au Ier siècles avant J.-C.) ont été mis en évidence à Marsal (sud de la Moselle), a-t-on appris samedi à Metz.

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dimanche, octobre 1 2006

La fabrication des monnaies d'après Jean-François BRADU


La fabrication de la monnaie d'or :
- Il faut d'abord découper dans le métal une rondelle d'un poids déterminé appelée "flan". Le métal est souvent un alliage, l'or est allié en général au cuivre ou à l'argent. Les flans pouvaient être fabriqués dans des moules (plaquettes à trous ronds ou moules à deux coques).
- Le flan est ensuite mis en forme par martelage




- La frappe est faite à la main, pièce par pièce, à l'aide de coins en bronze qui portent en négatif l'image destinée en positif sur la pièce (le flan reçoit en relief les empreintes gravées en creux des deux matrices entre lesquelles il a été placé). Le coin de l'avers (ou droit) est fixé à une enclume tandis que le coin de revers est fixé sur un poinçon mobile. On chauffe le flan avant de procéder à la frappe à l'aide d'un marteau. Les deux faces de la pièce sont donc frappées, estampillées, de cette manière, en même temps. Le coin fixe s'use moins vite que le coin mobile (de revers), il faut environ 1 coin droit pour 2 ou 3 coins de revers, il est possible ainsi de déterminer sur une pièce les côtés frappés par les coins de revers et d'avers. Un coin droit peut frapper 10 000 à 16 000 pièces. Pour décrire une monnaie, on commence par la face où se trouve le symbole de l'autorité émettrice, on appelle cette face le droit (l'avers) même si cela ne correspond pas à la réalité de la frappe.


La fabrication de la monnaie d'argent:
La frappe des monnaies d'argent est un peu différente de celle de l'or. On prend une feuille de métal d'une certaine épaisseur et on estampe l'empreinte choisie. La pièce est ensuite découpée à la cisaille, ce qui a pour effet de produire des contours anguleux. La monnaie d'argent est apparue en Gaule avant celle de l'or et elle a joué un rôle important dans le développement de l'économie monétaire, dès le IIIème siècle av JC. Le site gaulois de Lacoste a livré 200 pièces de ce type. Ces pièces sont inspirées des monnaies d'Emporion et Rhodé, comptoirs grecs établis sur la côte catalane.


La fabrication de monnaies en cuivre :
Vers la fin de l'indépendance, les Gaulois commencent à couler (technique différente de la frappe) des monnaies d'alliages cuivreux, les "potins", dans des moules bivalves, technique qui se poursuivra après la conquête.

d'après Jean-François BRADU http://jfbradu.free.fr/celtes/burdigala/or.htm

vendredi, septembre 29 2006

Une ville romaine sort lentement de terre dans la forêt normande


L'AFP publie hier : Après plus de dix ans de fouilles du site antique du Bois l'Abbé à Eu (Seine-Maritime), des archéologues assurent avoir commencé à exhumer les vestiges d'une ville romaine qui pourrait être la capitale du peuple gaulois méconnu des Catuslugi.

Je vous invite à lire la totalité de l'article ici

Rappelons que de nombreuses monnaies Catuslugi sont déjà repertoriées sous l'appelation "Bronze Pagus Catuslogi type Bois l'Abbé" ; en voici un rapide pannel :

http://www.piece-gauloise.com/search.php?query=Pagus

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