mercredi 02 juillet 2008

Un village gaulois au nord de l'Aquitaine



Au carrefour des territoires des Bituriges Vivisques, des Petrucores et des Nitiobroges, un village d'artisans et de commerçants gaulois prospère.

Le site

Le site de Lacoste a été découvert en 1954 dans la petite commune de Mouliets-et-Villemartin en Gironde. Lors de prospections de surface, une multitude d'objets celtiques et antiques, datés entre le IVe siècle avant notre ère et le IIe siècle de notre ère, avaient été recueillis. Plusieurs campagnes de fouilles ont permis d'y localiser une zone d'habitat et un quartier artisanal de potiers du second âge du Fer (-450 à -50).

Entre août 2007 et avril 2008, la construction d'un gazoduc a été l'occasion pour une équipe de l'Inrap de fouiller une bande de 800 m de long sur 10 m de large, et d'approfondir les connaissances du site et de son organisation.

Un village bien organisé
Le site s'étend sur une trentaine d'hectares dans la basse vallée de la Dordogne. Non fortifié, il se trouve près d'un carrefour de voies, à la croisée de plusieurs peuples du nord de l'Aquitaine : les Petrucores, les Nitiobroges et les Bituriges Vivisques.

Autour d'un village de 4 à 5 hectares, des quartiers voués à la production d'objets manufacturés sont implantés : ateliers de potiers, de forgerons et de bronziers. Un réseau de petits fossés, constituant un parcellaire très régulier, orienté nord-sud et est-ouest, délimite des espaces destinés, semble-t-il, aux activités agropastorales.

L'habitat et les quartiers artisanaux
Les sols des maisons, en graviers, étaient recouverts de planchers aujourd'hui disparus. Les parois, de terre et de bois, reposaient sur des poutres sablières. A l'extérieur, on trouve de nombreux dépotoirs (tessons de céramiques, faune, etc.) et des foyers formés de plaques d'argile reposant sur des céramiques écrasées.

La principale activité artisanale reconnue à Lacoste est le travail du fer. Outre les multiples scories, la fouille a permis de recueillir de nombreux objets en cours de fabrication ainsi qu'un lingot de fer. Des ateliers de bronziers ont été identifiés grâce à la présence de fragments de creusets, de coulées et de gouttelettes de métal. Des ateliers de verriers sont également pressentis.

Le mobilier archéologique
Le mobilier archéologique recueilli lors de cette fouille est très abondant. Ce sont plusieurs tonnes de céramiques qui ont été découvertes dans la zone d'habitat et plusieurs centaines d'objets en fer dans les quartiers des forgerons. De nombreux vestiges de la vie quotidienne ont été exhumés, notamment des objets de parures celtiques en métal, en verre, en ambre ou en lignite.

Lacoste ville-marché
Cette fouille fournit une somme d'informations capitales concernant une catégorie de sites encore mal connue aujourd'hui. Lacoste était situé au carrefour des territoires des Bituriges Vivisques (en Gironde, autour de Bordeaux), des Petrucores (en Dordogne, autour de Périgueux) et des Nitiobroges (dans le Lot-et-Garonne, autour d'Agen). La prospérité de cette petite bourgade repose essentiellement sur une société qui a su très tôt - dès le IIIe siècle avant notre ère - développer une économie basée sur la production de masse, le commerce et les échanges, parfois à longue distance.

Source INRAP

W-S

lundi 19 mai 2008

Découverte d'un buste de Jules César à Arles



Le buste de Jules César découvert par l'archéologue plongeur Luc Long, en Arles, croupissait dans les eaux du Rhône depuis plus de 2050 ans. Ce buste en marbre daterait de 46 avant Jésus-Christ. Cette statue du fondateur de la cité d'Arles "constitue la plus ancienne représentation aujourd'hui connue de César", notait, mardi 14 mai, Christine Albanel, qui, après plusieurs mois de silence, révélait la découverte majeure du département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM).

Pourquoi tant de mystère ? "D'abord, il nous fallait sécuriser le site d'exploration afin d'éviter les pillages, explique Michel L'hour, le directeur du département. Ensuite, nous avons consulté les plus éminents spécialistes des statuaires antiques afin d'être certains qu'il s'agissait bien d'un portrait de Jules César. À l'unanimité, les chercheurs ont confirmé l'authenticité du portrait." D'autres détails ont pu être livrés, comme la datation, grâce à l'étude de la stylistique : "Ce buste grandeur nature est typique de la série des portraits réalistes d'époque républicaine, explique le conservateur du patrimoine. Les traits du visage sont durcis par l'âge, le front de César est gagné par un début de calvitie. Tout montre qu'il s'agit d'un portrait de l'empereur réalisé de son vivant."

Une pêche miraculeuse

Toujours selon Michel L'hour, la cité d'Arles, du fait de sa proximité avec son fondateur, devait receler de nombreuses statues de l'empereur romain. L'assassinat de Jules César le 15 mars, en 44 avant J.-C., a ,sans doute, "convaincu les habitants d'Arles qu'il fallait se débarrasser de ces statues devenues encombrantes. C'est ce qui expliquerait que celle-ci ait fini dans le Rhône," suppose l'archéologue.

Le repêchage a eu lieu entre septembre et octobre 2007. Une pêche miraculeuse, à bord du bateau Nocibé II , qui a permis de faire remonter du fond des âges et du Rhône... plus d'une centaine de pièces ! Le filon antique est, semble-t-il, loin d'être épuisé, si bien qu'un nouveau programme d'expertise sous-marine est prévu cet été sur le même site.

Neptune sauvé des eaux

Parmi les autres découvertes majeures, une statue de Neptune en marbre de près de 1,80 m de hauteur serait datée de la première décennie du IIIe siècle après Jésus-Christ. Les plongeurs du DRASSM ont également retrouvé une statue en bronze du satyre phrygien Marsyas. Cette statue haute d'environ 70 cm, dont les mains sont liées derrière le dos, est sans doute d'origine grecque hellénistique. Enfin, une statue en bronze de Victoire d'environ 70 cm de hauteur, se présentant en demi-relief, était probablement vouée à décorer un parement de marbre.

"Certains de ces objets seront mis en dépôt et présentés au musée départemental de l'Arles antique", indique le ministère de la Culture. Basé à Marseille, le DRASSM emploie une trentaine de personnes, dont 14 techniciens et archéologues plongeurs. Du fait de son immense surface maritime (la deuxième au monde), la France fut la pionnière en matière de plongée archéologique. Le DRASSM couvre actuellement 550.000 kilmètres carrés de fonds marins. Il est question d'élargir la zone couverte à 11 millions de kilomètres carrés.


Le Point

W-S

samedi 02 février 2008

Une ferme gauloise de l'âge de fer à Vitré



Trois siècles avant Jésus-Christ, une famille gauloise exploitait une ferme à deux pas de l'actuelle ville de Vitré. Un trésor pour les archéologues ! « Exceptionnel ». À Vitré, les archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) jubilent. Les pelles et les pioches révèlent les fossés et les fondations du plus bel ensemble agricole de l'âge du fer de Bretagne. Un régal pour ces professionnels de la truelle qui remontent le temps avec beaucoup de passion et de courage. Car sur ce terrain balayé par les vents de l'hiver, il ne fait pas chaud.

« Nous sommes en présence d'une ferme gauloise dont les bâtiments les plus anciens peuvent être datés du IIIe siècle avant Jésus-Christ, commente Yves Ménez, directeur scientifique et technique à l'Inrap. C'est la première fois qu'on travaille sur un site aussi complet et d'une telle superficie. » Cette première enrichit la connaissance scientifique de l'occupation de la région par les Gaulois.

« Les Gaulois n'écrivaient pas leur histoire, insiste Yves Ménez. Il y a vingt ans, on ne savait rien de cette période en dehors des descriptions de Jules César dans la Guerre des Gaules : un récit forcément orienté puisque c'est le récit d'un occupant. »

L'enclos marque la propriété privée

A Vitré, la ferme est composée d'un enclos d'1,5 hectare entouré d'un enclos plus vaste à bétail, entouré d'une enceinte externe. « Cet ensemble n'a rien de défensif, affirme Anne-Louise Hamon, responsable de l'opération de fouilles à Vitré. Il s'agit d'une exploitation agricole d'une famille aisée. Quand on voit la taille de l'exploitation, il apparaît que des gens devaient travailler la terre pour cette famille gauloise. »

L'enclos ? « Il sert à marquer l'appropriation de la terre, précise Yves Ménez. On peut dire que c'est le premier signe de manifestation de la propriété privée. »

Au coeur des enclos, il existait un bâtiment de onze mètres sur huit, un grenier construit sur pilotis « pour isoler le bâtiment du sol et préserver la récolte des rongeurs. » L'ensemble était très bien organisé. L'entrée de l'exploitation a même été retrouvée, à l'est.

Mais le plus surprenant, c'est l'absence de témoignage d'occupation gallo-romaine. « Le site a vraisemblablement été abandonné avec l'occupation romaine qui a fait naître la ville de Rennes. » Les familles rurales se sont alors déplacées en ville.

Des barbares, les Gaulois ? « Certainement pas, lance Yves Ménez en montrant l'emplacement des fondations des bâtiments qui sortent de la terre argileuse. On voit ici le témoignage que leurs sociétés étaient hiérarchisées, leurs constructions soignées. On n'est pas en présence de barbares qui vivraient dans des huttes en pleine forêt. Ils vivaient dans des fermes aussi organisées qu'au Moyen âge et on découvre ici qu'il existait une véritable aristocratie rurale. » Bref, « ici, à Vitré, on écrit l'histoire que les Gaulois n'ont pas écrite. » La rédaction cessera fin mars avec l'arrêt des fouilles et la réalisation d'une zone d'activités.

Bertrand BONENFANT.
Ouest France

W-S

lundi 24 décembre 2007

Un énigmatique trésor gaulois exhumé dans les Côtes-d'Armor



C'est un trésor sonnant et trébuchant sur lequel a mis la main une équipe de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), lors des fouilles préalables à la transformation de la RN 164 en axe à quatre voies. Un ensemble de 545 monnaies - 58 statères et 487 quarts de statères -, enfouies dans l'enclos d'une ferme gauloise, à Laniscat (Côtes-d'Armor).

Présenté lundi 17 décembre à la préfecture de Saint-Brieuc, ce "magot" est le plus important dépôt monétaire mis au jour en Armorique. Il se compose de pièces légèrement concaves en alliage d'électrum (or et argent) et de cuivre, d'environ deux centimètres de diamètre pour les plus grandes, mangées par le vert-de-gris mais parfaitement conservées.

Comme toutes les monnaies gauloises, inspirées des statères grecs de Philippe II de Macédoine - qui enrôlait des mercenaires celtiques dans ses armées -, elles présentent sur une face un visage d'homme, sur l'autre un cheval. Mais ces figures sont rehaussées de motifs originaux : cheval androcéphale (à tête humaine), têtes coupées, sangliers, cordons perlés, ornements floraux...

La découverte, inopinée, remonte au printemps 2007 : "Nous menions une fouille systématique du site quand nous avons trouvé une première monnaie, à une trentaine de centimètres de profondeur, juste au-dessous de la couche de terre arable, relate Eddy Roy, responsable scientifique de l'équipe. En une seule journée, nous en avons exhumé une cinquantaine d'autres, puis, en ratissant l'enclos au détecteur de métaux, nous avons pu réunir tout le lot, éparpillé sur 200 m2 par les mises en culture récentes."



Le secret a été jalousement gardé, afin de tenir à l'écart les pilleurs. Au marché noir, certaines de ces pièces se négocieraient en effet plusieurs milliers d'euros. Pour les archéologues, elles n'ont pas de prix. Car l'ensemble est exceptionnel par son importance, mais aussi par sa localisation précise, dans une vaste - 7 500 m2 - mais non luxueuse exploitation agricole de l'âge du fer, délimitée par un enclos doublé d'un talus, et comprenant des habitations sur poteaux, un parc à animaux ainsi que des greniers surélevés. "De très nombreux habitats celtiques ont déjà été fouillés sans que l'on n'ait jamais trouvé la moindre monnaie", souligne Yves Menez, directeur scientifique et technique de l'Inrap.

La trouvaille soulève de multiples questions. Quelle signification, politique, religieuse ou symbolique attacher aux motifs ornant ces monnaies ? Ont-elles été dissimulées, puis oubliées, pour éviter que les légions romaines de Jules César ne s'en emparent, comme peut le laisser supposer la concomitance de leur émission - datée d'après leur alliage du milieu du premier siècle avant J.-C. - et de la conquête des Gaules ? Surtout, quel était leur usage ? "Elles représentaient, à l'époque, une fortune colossale. Pas plus que les billets de 500 euros, ces pièces ne servaient aux transactions courantes, commente Yves Menez. Elles étaient sans doute réservées à des acquisitions importantes, ou à une thésaurisation." Pourquoi enfin le site, occupé depuis le IIIe siècle avant notre ère, a-t-il été abandonné en pleine romanisation ?

L'or de Laniscat éclaire en tout cas d'un jour neuf la puissance de la cité des Osismes, peuple gaulois contrôlant le Finistère ainsi que l'ouest du Morbihan et des Côtes-d'Armor, que l'on croyait jusqu'alors, à tort, sous la dépendance des Vénètes (de Vannes). Il pousse aussi à reconsidérer la stratification des sociétés gauloises, que l'on pensait duales, avec une riche aristocratie vivant dans des agglomérations fortifiées (les oppida) et de simples fermiers. "La réalité devait être plus complexe, pense Yves Menez, avec des situations intermédiaires."

Pierre Le Hir
Article paru dans l'édition du 19.12.07.
Le Monde

W-S

mercredi 29 août 2007

Des archéologues révèlent une véritable métropole arverne

Une vingtaine d'étudiants en archéologie s'activent, avec la chaîne des puys pour horizon. "Nous sommes ici au sommet de l'Etat, chez l'un des plus hauts magistrats du peuple arverne, assure Matthieu Poux, professeur d'archéologie romaine et gallo-romaine à l'université de Lyon, en balayant du regard les 3 000 à 4 000 m2 de fouilles. A notre place, des Anglo-Saxons auraient déjà franchi le pas en lançant l'hypothèse de la découverte de la demeure de Vercingétorix ou de son père Celtill."

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W-S

Un chaland celtique dans le lit du Rhône

Le bateau de transport fluvial datant de l'époque gallo-romaine a été découvert à Arles sur un chantier d'aménagement des berges du Rhône.

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W-S

vendredi 03 août 2007

Le palais de la "Dame de Vix" mis au jour en Bourgogne



Le palais où aurait pu vivre la mystérieuse Dame de Vix, du nom de cette cité antique de Côte-d'Or, en Bourgogne, a été mis au jour par une équipe d'archéologues franco-allemands, a annoncé jeudi dans un communiqué le Centre national de la recherche scientifique...

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W-S

mercredi 03 janvier 2007

Géographie gauloise selon Strabon

Je vous invite à découvrir un site internet très intéressant qui regroupe l'ensemble de l'oeuvre de Strabon sur la géographie de la Gaule et des autres régions celtiques.

http://www.mediterranees.net/geographie/strabon/sommaire.html

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lundi 11 décembre 2006

Les mines d'or gauloises de Saint-Yrieix-la-Perche (Limousin)

Les Gaulois ne connaissaient rien à la chimie, mais ils savaient comment extraire le métal précieux des roches aurifères. Au sud-ouest de Limoges, ils seraient même parvenus à produire 69 tonnes d'or en... cinq siècles.

Lire la totalité de l'article ici d'après Béatrice Cauuet

W-S

mercredi 22 novembre 2006

Un quartier antique gallo-romain insoupçonné découvert au coeur de Metz

Une équipe de l’Inrap dégage actuellement un quartier antique au cœur de la ville de Metz. Prescrit par l’État (DRAC de Lorraine), ce vaste chantier de 15 000 m2, est réalisé en amont de la construction d’un parking sous le parvis du futur Centre Pompidou-Metz. Cette opération mobilise une quinzaine d'archéologues jusqu’en février 2007, et totalisera 5 300 jours de travail en incluant les études postérieures.



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W-S

Découverte d'une nécropole des "maîtres du sel" à Marsal (Moselle)

Des tombes et des monuments funéraires des "maîtres du sel", qui exploitaient les sources salées de la vallée de la Seille aux époques celtique et gauloise (VIe au Ier siècles avant J.-C.) ont été mis en évidence à Marsal (sud de la Moselle), a-t-on appris samedi à Metz.

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W-S

dimanche 01 octobre 2006

La fabrication des monnaies d'après Jean-François BRADU

La fabrication de la monnaie d'or :
- Il faut d'abord découper dans le métal une rondelle d'un poids déterminé appelée "flan". Le métal est souvent un alliage, l'or est allié en général au cuivre ou à l'argent. Les flans pouvaient être fabriqués dans des moules (plaquettes à trous ronds ou moules à deux coques).
- Le flan est ensuite mis en forme par martelage




- La frappe est faite à la main, pièce par pièce, à l'aide de coins en bronze qui portent en négatif l'image destinée en positif sur la pièce (le flan reçoit en relief les empreintes gravées en creux des deux matrices entre lesquelles il a été placé). Le coin de l'avers (ou droit) est fixé à une enclume tandis que le coin de revers est fixé sur un poinçon mobile. On chauffe le flan avant de procéder à la frappe à l'aide d'un marteau. Les deux faces de la pièce sont donc frappées, estampillées, de cette manière, en même temps. Le coin fixe s'use moins vite que le coin mobile (de revers), il faut environ 1 coin droit pour 2 ou 3 coins de revers, il est possible ainsi de déterminer sur une pièce les côtés frappés par les coins de revers et d'avers. Un coin droit peut frapper 10 000 à 16 000 pièces. Pour décrire une monnaie, on commence par la face où se trouve le symbole de l'autorité émettrice, on appelle cette face le droit (l'avers) même si cela ne correspond pas à la réalité de la frappe.


La fabrication de la monnaie d'argent:
La frappe des monnaies d'argent est un peu différente de celle de l'or. On prend une feuille de métal d'une certaine épaisseur et on estampe l'empreinte choisie. La pièce est ensuite découpée à la cisaille, ce qui a pour effet de produire des contours anguleux. La monnaie d'argent est apparue en Gaule avant celle de l'or et elle a joué un rôle important dans le développement de l'économie monétaire, dès le IIIème siècle av JC. Le site gaulois de Lacoste a livré 200 pièces de ce type. Ces pièces sont inspirées des monnaies d'Emporion et Rhodé, comptoirs grecs établis sur la côte catalane.


La fabrication de monnaies en cuivre :
Vers la fin de l'indépendance, les Gaulois commencent à couler (technique différente de la frappe) des monnaies d'alliages cuivreux, les "potins", dans des moules bivalves, technique qui se poursuivra après la conquête.

d'après Jean-François BRADU http://jfbradu.free.fr/celtes/burdigala/or.htm

vendredi 29 septembre 2006

Une ville romaine sort lentement de terre dans la forêt normande


L'AFP publie hier : Après plus de dix ans de fouilles du site antique du Bois l'Abbé à Eu (Seine-Maritime), des archéologues assurent avoir commencé à exhumer les vestiges d'une ville romaine qui pourrait être la capitale du peuple gaulois méconnu des Catuslugi.

Je vous invite à lire la totalité de l'article ici

Rappelons que de nombreuses monnaies Catuslugi sont déjà repertoriées sous l'appelation "Bronze Pagus Catuslogi type Bois l'Abbé" ; en voici un rapide pannel :

http://www.piece-gauloise.com/search.php?query=Pagus

W-S

mercredi 27 septembre 2006

Redécouverte d'une tombe gauloise perdue depuis 1876



Sous la direction de Bernard Lambot, trois "tombes à char" du début du second âge de fer (450 à 50 av. J.-C.) viennent d'être mises au jour dans un champ de la commune de Somme-Tourbe, à 70 km de Reims (Marne). Sur ces trois tombes où reposaient, à même leur char, d'importants chefs de tribu, une est connue de tous les spécialistes de la période : la tombe de la Gorge-Mailly (anciennement Gorge-Meillet), qui remonte à environ 400 avant notre ère.

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W-S