La fabrication de la monnaie d'or :
- Il faut d'abord découper dans le métal une rondelle d'un poids déterminé appelée "flan". Le métal est souvent un alliage, l'or est allié en général au cuivre ou à l'argent. Les flans pouvaient être fabriqués dans des moules (plaquettes à trous ronds ou moules à deux coques).
- Le flan est ensuite mis en forme par martelage




- La frappe est faite à la main, pièce par pièce, à l'aide de coins en bronze qui portent en négatif l'image destinée en positif sur la pièce (le flan reçoit en relief les empreintes gravées en creux des deux matrices entre lesquelles il a été placé). Le coin de l'avers (ou droit) est fixé à une enclume tandis que le coin de revers est fixé sur un poinçon mobile. On chauffe le flan avant de procéder à la frappe à l'aide d'un marteau. Les deux faces de la pièce sont donc frappées, estampillées, de cette manière, en même temps. Le coin fixe s'use moins vite que le coin mobile (de revers), il faut environ 1 coin droit pour 2 ou 3 coins de revers, il est possible ainsi de déterminer sur une pièce les côtés frappés par les coins de revers et d'avers. Un coin droit peut frapper 10 000 à 16 000 pièces. Pour décrire une monnaie, on commence par la face où se trouve le symbole de l'autorité émettrice, on appelle cette face le droit (l'avers) même si cela ne correspond pas à la réalité de la frappe.


La fabrication de la monnaie d'argent:
La frappe des monnaies d'argent est un peu différente de celle de l'or. On prend une feuille de métal d'une certaine épaisseur et on estampe l'empreinte choisie. La pièce est ensuite découpée à la cisaille, ce qui a pour effet de produire des contours anguleux. La monnaie d'argent est apparue en Gaule avant celle de l'or et elle a joué un rôle important dans le développement de l'économie monétaire, dès le IIIème siècle av JC. Le site gaulois de Lacoste a livré 200 pièces de ce type. Ces pièces sont inspirées des monnaies d'Emporion et Rhodé, comptoirs grecs établis sur la côte catalane.


La fabrication de monnaies en cuivre :
Vers la fin de l'indépendance, les Gaulois commencent à couler (technique différente de la frappe) des monnaies d'alliages cuivreux, les "potins", dans des moules bivalves, technique qui se poursuivra après la conquête.

d'après Jean-François BRADU http://jfbradu.free.fr/celtes/burdigala/or.htm